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ADDICTION

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Situation de dépendance vécue subjectivement comme aliénante, toute l’existence du sujet se trouvant centrée autour de la répétition d’une expérience, au détriment d’investissements affectifs ou sociaux.

La notion d’addiction englobe celles de « toxicomanie » et de « dépendance », mais dépasse le cadre de la dépendance à des substances psychoactives, pour s’étendre aux toxicomanies sans drogue, ou addictions comportementales. « Addiction » est un emprunt à la langue anglaise, où ce mot désigne un attachement exclusif à quelque chose, partant, une toxicomanie.

Le mot anglais dérive lui-même d’un terme de l’ancien français désignant la situation d’asservissement du vassal incapable de régler ses dettes à son suzerain.

LE POURQUOI DU CONCEPT Des toxicomanies aux addictions Les recherches sur les toxicomanies sont dialectiquement partagées entre des approches opposées, quant à la spécificité même qu’elles accordent au phénomène.

On trouve ainsi, d’une part, des recherches portant sur « le toxicomane », « l’alcoolique », « le joueur pathologique », etc., et, d’autre part, des recherches consacrées aux dépendances ou addictions au sens large : la toxicomanie aux drogues illicites n’est dans ce cadre qu’une variante parmi d’autres d’un mode très répandu de conduite humaine.

 Le premier type d’approche met l’accent sur le caractère irréductible du vécu toxicomaniaque, sur sa démesure, sur sa différence radicale avec d’autres expériences.

À cet égard, l’héroïnomanie est considérée -en France du moins et depuis plus de vingt ans – comme la forme la plus « pure » de toxicomanie ; les expériences du « shoot », du « flash », de la « planète », du manque concourent à constituer un monde psy-chique « toxicomaniaque » différent de celui du commun des mortels.

À l’opposé, dans le second type d’approche, le produit a moins d’importance que la conduite du sujet : d’où l’intérêt apporté aux « addictions comportementales », qui sont la forme actuelle des « toxicomanies sans drogue », décrites par le psychanalyste américain Otto Fenichel dès 1945 (cet auteur peut d’ailleurs être considéré comme l’initiateur du regroupement des « troubles du contrôle des impulsions » dans le manuel statistique américain des maladies mentales [DSM]).

Plus que d’une invalidation de l’abord clinique des sujets toxicomanes, il semble que la notion d’addiction résulte de l’application à d’autres champs des réflexions sur la toxicomanie, devenue la forme paradigmatique des « maladies » de l’habitude, de la dépendance, ou de la démesure.

 Une étude des discours concernant le jeu pathologique, par exemple, montre comment se reproduisent, en des termes in-changés depuis des décennies, les débats qui opposent en matière de toxicomanie les tenants de « modèles de maladie » aux défenseurs d’un « modèle adaptatif ».

 Le regroupement d’entités diverses en un vaste ensemble, sous le terme générique d’addiction, est en fait de moins en moins discuté.

Il existe en effet des arguments très forts en faveur de l’adoption de cette notion d’addiction au sens large, englobant les toxicomanies, l’alcoolisme, le tabagisme, le jeu pathologique, voire les troubles des conduites alimentaires, les conduites sexuelles ou les relations amoureuses «aliénantes » :

- tout d’abord, la parenté entre les divers troubles qui s’y trouvent regroupés, et qui sont définis par la répétition d’une conduite, supposée prévisible par le sujet, maîtrisable, s’opposant à l’incertitude des rapports de désir, ou simplement existentiels, interhumains ;
– ensuite, l’importance des « recoupements » (overlaps) entre les diverses addictions : nous avons vu la fréquence de l’alcoolisme, du tabagisme, des toxicomanies, voire des troubles des conduites alimentaires, chez les joueurs pathologiques ;
– également, la fréquence régulièrement notée de passages d’une addiction à une autre, un toxicomane pouvant par exemple devenir alcoolique, puis joueur, puis acheteur compulsif ;
– enfin, la parenté dans les propositions thérapeutiques.

Particulièrement importante est ici l’existence des groupes d’entraide, basés sur les « traitements en douze étapes », du type Alcooliques Anonymes.

Ce sont en effet exactement les mêmes principes de traitements de conversion et de rédemption morale qui sont proposés aux alcooliques, aux toxicomanes, aux joueurs, et acceptés par nombre d’entre eux.

Certains craignent toutefois que dans la notion large d’addiction se dissolve la spécificité du discours sur la toxicomanie, ainsi banalisée et ramenée au niveau d’une simple habitude gênante ou socialement « non correcte » : plus de différence entre l’existence tragique du junky à la Bur-roughs, le goût immodéré pour le chocolat, ou l’habitude gênante de regarder un feuilleton stupide à la télévision.

D’autres, au contraire, redoutent que des pans entiers de l’existence, des habitudes plutôt anodines, deviennent des équivalents de maladie, et que la médecine, par le biais de cette extension du concept d’ad-diction, en vienne à traiter l’ensemble des conduites humaines.

Il est donc particulièrement important de disposer de définitions claires, et de faire la part entre, d’un côté, la réalité (même subjective) de l’aliénation, de la perte de liberté du sujet, et, de l’autre, la métaphore, l’assimilation par la comparaison d’habitudes simplement gênantes, avec la forme indiscutable des addictions : la toxicomanie, c’est-à-dire non seulement la dépendance à une substance chimique, mais le fait que cette dépendance soit devenue le centre – à la fois but et moyen – de toute l’existence psychique et sociale du sujet.

La psychiatre américain A. Goodman a, en 1990, proposé une définition conforme à celles du DSM, en utilisant des critères d’abus de substances psychoactives et du jeu pathologique.

Mais le risque d’extension infinie, de dé-rive, de passage de la métaphore à l’explication justifie sans doute le fait que les addictions n’aient pas encore une place en tant que telles dans les manuels statistiques des maladies mentales.

L’importance du discours de type « Alcooliques Anonymes » est, ici encore, particulièrement nette.

Les mouvements d’entraide, qui recourent à un concept très métaphorique de maladie, soulignent la dimension de souffrance personnelle, de sentiment subjectif d’aliénation des sujets qui, alcooliques, toxicomanes, joueurs pathologiques, ont l’impression d’être la proie d’un processus qui leur échappe. Subjective-ment, il n’y a pas continuité, mais rupture, saut qualitatif, entre usager de drogues et toxicomane, joueur et « joueur pathologique », comme entre buveur et alcoolique.

Le travail de définition des addictions doit donc aller de pair avec une limitation des abus de l’extension de cette notion, mais aussi avec une réflexion sur son emploi possible dans de nouveaux champs : par exemple ceux de la délinquance et de la criminalité.

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