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ALCOOLOGIE

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« Discipline consacrée à tout ce qui a trait, dans le monde, à l’alcool éthy-lique : production, conservation, distribution, consommation nor-male et pathologique avec les impli-cations de ce phénomène, causes et conséquences soit au niveau collec-tif, national et international, social, économique et juridique, soit au niveau individuel, spirituel, psycholo-gique et somatique.

Cette discipline autonome emprunte ses outils de connaissance aux principales sciences humaines, économiques, juridiques et médicales, trouvant, dans son évo-lution, ses lois propres » (P. Fouquet, 1967).

L’alcoologie a en principe pour objet tout ce qui concerne l’alcool ; cependant, les grands débats qui agitent cette disci-pline se sont articulés en priorité autour des questions de l’abus de ce produit, et de la dépendance à son égard.

Aussi importe-t-il de rappeler que dans tous les pays (pour autant que des données statistiques sont disponibles), la grande majorité des buveurs consomment avec modération et profitent dans la convivialité des propriétés euphorisantes et anxiolytiques de l’alcool.

On ignore, par ailleurs, quelle était la situa-tion dans les siècles passés, les descriptions ou les données recueillies n’ayant pas de valeur représentative globale.

Ce qui est clair, c’est que la poésie et la littérature oc-cidentales ont accordé une place de choix aux états de conscience altérés par l’alcool, qu’il existe, de façon générale, une culture du vin (couplée à une industrie viticole) qui vante les mérites de l’alcool et de l’ivresse, et de même une culture de la bière, mais que l’alcoologie, quant à elle, se préoccupe avant tout non pas des plaisirs mais des problèmes liés à l’alcool.

Le modèle moral
Sénèque, traitant de l’ébriété (Lettres à Luci-lius, 83), a d’avance donné le ton à l’alcoo-logie moderne en stigmatisant les buveurs qui boivent très souvent à l’excès, ainsi que ceux qui sont « esclaves de l’alcool », on di-rait aujourd’hui dépendants.

Mais c’est de la thématique développée par les mouve-ments de tempérance apparus en Grande-Bretagne et en Nouvelle-Angleterre au début du XIXe siècle que sont issues bien des idées qui ont toujours plus ou moins cours dans le champ de l’alcoologie : selon cette thématique, l’alcool libère ou aug-mente les passions et les désirs, tout en ré-duisant la sensibilité morale ; il transforme les besoins physiques de manière telle que le désir pour le produit finit par être incon-trôlable ; il est cause d’une grande partie des problèmes sociaux (criminalité, pau-vreté, foyers brisés), et il enlève à l’usager la discipline, la force et la raison qui lui sont nécessaires pour prospérer économique-ment.

Comme derrière l’ivrognerie se pro-file une intention mauvaise, une volonté de transgresser les règles morales, il n’est que de limiter, voire d’éliminer, la consom-mation de l’agent nocif que représente le produit.

Le modèle de la maladie L’idée selon laquelle la surconsomma-tion d’alcool est un syndrome complexe et caractérisé, c’est-à-dire une maladie, s’est toutefois établie comme le paradigme dominant dans les années 1950, à la fois dans les associations d’anciens buveurs et dans le monde médical.

Ce paradigme invite, s’agissant de l’alcoolisme, à la même neutralité morale que Pinel, ou Freud après lui, a préconisée pour les autres troubles mentaux.

Cette conceptualisation trouve ses origines dans les textes de l’Américain Benjamin Rush (l784) et des Anglais John
Lettsom (1785) et Thomas Trotter (1804).

Rush a introduit la notion de progression : boire, soutenait-il, commence par un acte de la volonté, puis se transforme en habi-tude pour dégénérer en nécessité. À ce der-nier stade, il y a divorce entre la volonté et le désir, le sujet étant contrôlé par une force ressentie comme incoercible ; il déve-loppe également de nombreuses maladies et s’engage dans des conduites antisociales.

C’est l’addiction, ou la dépendance.

Cette idée d’une volonté devenue inopé-rante chez l’alcoolique tandis qu’il souffre d’un « besoin obsédant d’alcool » a tra-versé le XIXe siècle et s’est imposée comme l’un des concepts centraux du mouvement des Alcooliques anonymes, fondé en 1935 aux États-Unis, deux ans après la fin de la Prohibition.

Le fondateur de ce mouve-ment, Bill W., estimait ainsi que les alcoo-liques devaient tout d’abord être convain-cus que l’alcoolisme est une maladie ; ce n’est qu’une fois ce préalable accompli qu’ils pouvaient accepter le soutien d’un groupe d’alcooliques abstinents et vivre une expérience spirituelle de nature à les aider dans leur rétablissement.

À la suite de Rush, le mouvement a réaffirmé la nécessité absolue de l’abstinence : un cornichon, dit-on, ne peut jamais redeve-nir concombre ! Ces idées ont été reprises par E. M. Jellinek, dans son article de 1952
sur les phases de l’alcoolisme et dans ses travaux subséquents, et par P. Fouquet, qui a introduit le modèle de la maladie en France au début des années 1950 et qui fut le fondateur de Société française d’alcoologie en 1978.

Au début des années 1950, ces mêmes notions ont été incluses dans la nosologie psychiatrique et ont progressivement transformé le traitement des alcooliques.

En mettant l’accent sur le sujet autant que sur le produit, le modèle de la maladie a permis le développement de la recherche sur les déterminants bio-logiques de l’alcoolisme, tout en réduisant la stigmatisation qu’avaient instaurée les mouvements de tempérance.

La remise en question du modèle de la maladie Au début des années 1960, la remise en question de la réversibilité de l’alcoolisme (entendons par là le fait que certains sujets qui présentent une dépendance à l’alcool puissent reconsommer de manière non pa-thologique) a provoqué une véritable crise paradigmatique en alcoologie.

Un article publié dans le Quartely Journal of Studies of Alcohol par D. L. Davies, alors direc-teur de l’unité d’alcoologie de l’Institut de psychiatrie de l’université de Londres, provoque un conflit parmi les cliniciens et les chercheurs.

Même si les données pré-sentées par Davies ont été réexaminées et pondérées par son successeur, G. Edwards, qui a démontré que le taux de consom-mation pathologique était plus faible que celui présenté en 1962, de nombreuses
études ont vérifié ses constatations ini-tiales.

Les travaux ultérieurs, menés à par-tir des années 1970 par A. Marlatt, L. et M. Sobell, W. Miller et leurs collaborateurs, ont continué à démontrer l’importance de l’apprentissage social dans le développe-ment des troubles liés à l’alcool – croyances et attentes du sujet vis-à-vis de l’alcool, déterminants contextuels, facteurs motiva-tionnels.

En parallèle, la mise en oeuvre des enquêtes populationnelles, qui commence au milieu des années 1960 avec l’équipe de D. Cahalan à Berkeley, en Californie, a permis de comparer les diverses pratiques de consommation et d’en analyser les tra-jectoires.

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