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ANTIDÉPRESSEURS

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Quel que soit leur type, les antidépresseurs ont en commun, à des degrés divers, certains effets caractéristiques : Action thymoanaleptique Les antidépresseurs redressent l’humeur dépressive.

Dépassant leur but, ils peuvent entraîner une inversion de l’humeur, qui devient euphorique.

Cette capacité à induire des « virages » thymiques les distingue d’autres psychotropes pouvant soulager le déprimé sans être de vrais antidépresseurs (tranquillisants par exemple).

L’inversion de l’humeur se produit après un délai de dix à quinze jours, parfois davantage, et cela quel que soit le type de composé ou de traitement (électronarcose par exemple).

Action neurologique C’est l’inversion de l’effet d’un neuroleptique, la réserpine, qui constitue le modèle le plus classique d’effet antidépresseur chez l’Animal.

Chez l’Homme, les antidépresseurs réduisent l’akinésie induite par les neuroleptiques ou causée par la maladie
de Parkinson.

Les antidépresseurs peuvent entraîner un tremblement et une dysarthrie (difficulté à parler), généralement discrets.

Ils agissent sur le système neurovégétatif, entraînant une hypotension orthostatique (chute de la pression artérielle lorsque le sujet se lève), plus rarement des bouffées de chaleur et des sueurs.

Très caractéristiques des imipraminiques sont les effets atropiniques, ou anticholinergiques : sécheresse de la bouche, constipation, vision floue et surtout risque de glaucome ou de rétention urinaire chez les sujets prédisposés, qu’on ne doit pas traiter par les imipraminiques.

À dose massive (tentative de suicide par exemple), les antidépresseurs peuvent induire des crises épileptiques.

Action biochimique Les antidépresseurs ont en commun la propriété d’augmenter le taux de certaines monoamines cérébrales : les I.M.A.O. en inhibant le processus oxydatif de dégradation ; la majorité des autres antidépresseurs en inhibant la recapture par le neurone des différentes monoamines. J. Glowinski et J. Axelrod (1964) ont montré que l’imi-pramine inhibait la recapture présynap-tique de la noradrénaline, augmentant sa concentration dans la fente synaptique.

Le cerveau du déprimé disposerait ainsi d’un stock plus important, et jusqu’alors insuffisant, de neuromédiateurs monoaminergiques.

Par ailleurs, on a montré que les antidépresseurs diminuaient le nombre de récepteurs neuronaux postsynaptiques de deux grands systèmes de neurotransmission : les récepteurs bêtanoradrénergiques et certains récepteurs sérotoninergiques.

Le temps nécessaire à cette diminution du nombre de récepteurs correspondrait bien au délai d’action des antidépresseurs.

Cependant, dans ces processus, plusieurs systèmes sont en interaction.

Les résultats sont parfois contradictoires selon les méthodes d’observation (biochimie, électrophysiologie).

On s’oriente aujourd’hui vers un modèle interactif à plusieurs portes d’entrée dans lequel les antidépresseurs viendraient rétablir l’équilibre.

UTILISATION DES ANTIDÉPRESSEURS EN DEHORS DE LA DÉPRESSION
Si les antidépresseurs sont par définition des médicaments de la dépression, ils sont également utilisés dans d’autres indications.

On a d’ailleurs critiqué le terme même d’antidépresseur, qui qualifie des substances très différentes.

Ces substances ont peut-être, en dehors du champ de la dépression, des propriétés que l’on risque de méconnaître en les désignant par un seul de leurs effets. Les antidépresseurs ont été utilisés : Dans la schizophrénie.

Lorsque le tableau de schizophrénie est dominé par l’athymormie (déficit de l’humeur et perte de l’élan vital), les neuroleptiques s’avèrent moins efficaces.

On tente alors de les associer à un antidépresseur non sédatif.

Dans les syndromes paranoïaques.

Associés ou non aux neuroleptiques, les antidépresseurs à faible dose se sont montrés efficaces lorsque les patients apparaissent déprimés, enfermés dans des comportements masochistes et pessimistes.

On peut en rapprocher le délire de relation de E. Kretschmer (le sujet rapporte à lui-même, dans un sens persécutoire, le comportement de son entourage) : les tricycliques sont utilisés à doses moyennes, associés à un neuroleptique en cas de réac-tion hypersthénique.

Dans certaines névroses. Les organisations névrotiques dominées par la psychasthénie (caractérisée par la fatigue, l’indécision et les difficultés de concentration) sont sensibles aux I.M.A.O. et à certains antidépresseurs stimulants (amineptine).

De même, les anciennes névroses obsessionnelles, appelées aujourd’hui troubles obsessionnels-compulsifs, s’améliorent-elles avec des doses élevées de clomipramine.

La clomipramine inhibe préférentiellement la recapture de la sérotonine, neuromédiateur en jeu dans la pathologie obsessionnelle.

Les nouveaux antidépresseurs, sérotoninergiques purs, revendiquent la même efficacité.

Dans les états hypocondriaques.

Ces tableaux recouvrent souvent des états dépressifs masqués par les plaintes somatiques incessantes des patients.

Ils sont alors sensibles aux antidépresseurs.

Dans les états anxieux.

C’est surtout dans les « troubles paniques » (caractérisés par la répétition d’épisodes aigus d’angoisse) que les antidépresseurs se sont révélés plus efficaces que les tranquillisants ben-zodiazépiniques classiques (Klein).

Les composés utilisés (I.M.A.O., imipramine) sont paradoxalement des antidépresseurs stimulants, ce qui a contribué à différencier les attaques de panique des autres troubles anxieux, sensibles aux substances traditionnellement sédatives et anxiolytiques.

Dans certains troubles alimentaires.

Les boulimies répondent parfois aux antidépresseurs, en dehors même de tout syndrome dépressif.

Le type d’aliment consommé semble important à déterminer : lorsque les patientes consomment des aliments sucrés, on a plutôt recours aux antidépresseurs sérotoninergiques (fluvoxamine, trazodone, fluoxétine).

En effet, le tryptophane, précurseur de la sérotonine, régulerait la consommation de glucides.

Dans les boulimies salées, on utilise plutôt les antidépresseurs noradrénergiques (maprotiline).

Enfin dans de nombreuses autres pathologies.

Certaines pathologies, liées ou non à la dépression, ont pu bénéficier de la chimiothérapie antidépressive.

Il s’agit de la douleur chronique, du syndrome subjectif des traumatisés du crâne, du sevrage de l’alcool ou des opiacés, de l’énurésie chez l’enfant, de la narcolepsie…

La richesse des indications des thymoanaleptiques et le constant développement de molécules nouvelles témoignent de leur efficacité.

Sur le plan théorique, en tant qu’outils pharmacologiques, les antidépresseurs ont donné naissance aux hypothèses monoaminergiques, sur lesquelles se fondent encore aujourd’hui les modèles biologiques de la dépression.

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