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ART-THÉRAPIE

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Toute entreprise à visée thérapeutique utilisant la médiation d’une conduite ainsi que de son objet et se référant explicitement aux catégories de l’art.

L’art-thérapie est parfois considérée comme une méthode thérapeutique originale et suffisante par elle-même pour la résolution de certaines difficultés psychologiques.

Le plus souvent, elle est située dans le cadre des méthodes d’aide psychothérapiques.

En général, elle concerne l’utilisation à des fins thérapeutiques de techniques relevant des arts plastiques : peinture, dessin, modelage, sculpture, mais englobe parfois les thérapies musicales, celles qui utilisent la danse, le mime ou le théâtre.

Historique et situation du problème Le concept d’art-thérapie est né, dans sa forme actuelle, de l’observation clinique.

Il repose sur la constatation de l’expression spontanée des malades asilaires, qui évoque des conduites dites « normales », habituellement considérées comme présentant une visée d’ordre artistique.

Si les thérapeutiques anciennes des maladies mentales ne manquaient pas d’inclure l’utilisation de l’art, il s’agissait alors d’un recours « passif » à des stimulations artistiques, censées réintroduire dans l’esprit malade l’harmonie qui lui faisait défaut, voire tempérer ses passions.

Cette pratique se prolonge aujourd’hui dans les thérapies (surtout musicales) dites « réceptives », où le sujet est soumis à la fréquentation d’un produit artistique, par opposition aux thérapies « actives » ou « créatives », où il est invité à le réaliser.

L’exemple de la « cure » de la mélancolie du roi Saül par la lyre de David semblait alors confirmer les prescriptions antiques et servir à cet égard de modèle.

Au XIXe siècle, le développement de la clinique psychiatrique et l’essor des thérapeutiques entraînèrent une grande relativisation du recours à l’art, sans toutefois que ce dernier soit véritablement abandonné.

Des expériences d’inspiration scientifique furent menées afin d’explorer la validité thérapeutique des techniques qui en découlent.

Elles reléguèrent leur utilisation au rang de thérapie adjuvante, dont le but explicite fut de plus en plus de placer le patient dans des conditions externes où intervient l’art, afin de détourner son attention de ses préoccupations morbides et de lui faire explorer d’autres champs de perception et de pensée.

Parallèlement, l’attention des cliniciens se porta sur l’expression spontanée des aliénés.

Les réalisations plastiques de ceux-ci furent intégrées dans les descriptions de leurs symptômes.

En même temps, on assista à un renouveau des tentatives faites par la psychopathologie pour annexer la psychologie de la création artistique.

La constatation de la création spontanée des malades et de l’effet comportemental de celle-ci fut la source d’une première organisation conceptuelle dont est issue la thérapie occupationnelle.

L’observation est simple : certes, les malades vont mieux dès qu’on leur donne de quoi s’occuper, mais ils vont mieux aussi dès qu’on les laisse s’occuper par eux-mêmes et de quelque chose qui, pourtant, est étroitement en corrélation
avec leur mal, voire en offre des aspects nouveaux. Il apparaît donc logique d’encourager ce genre d’activités, voire de les utiliser comme monnaie d’échange dans les tentatives de socialisation.

On passe alors de l’idée de distraction à celle d’expression.

L’expression plastique, de spontanée, devient autorisée, puis favorisée et les oeuvres sont détournées de leur fonction initiale démonstrative vers le champ esthétique, auquel il est ainsi démontré que l’aliéné n’est pas étranger.

Parallèlement, la psychanalyse s’occupait des différentes modalités d’expression du patient et non exclusivement de ses manifestations verbales.

Elle intervint non seulement au sujet du contenu des manifestations artistiques, mais aussi à propos du processus créateur lui-même.

Il fallait enfin que le concept même d’art dépassât ses limites traditionnelles et que les artistes se trouvassent une parenté avec les « primitifs, les enfants, les fous et les prisonniers pour que l’on s’avisât que ce qui était une expression spontanée des malades pouvait bien être aussi une façon à eux de se soigner, voire de se guérir ».

Il devenait clair que les réalisations plastiques leur permettaient d’exprimer ce qui les préoccupait en contournant les limites imposées à leurs manifestations verbales aussi bien par leur réticence que par l’indicibilité de leur expérience morbide.

C’est ainsi que l’observation clinique se prolongea en un travail dynamique sur les dimensions gestuelles et communicatives de la création et sur les réactions bilatérales qu’elle engendre.

On put dès lors intégrer l’expression spontanée dans un jeu relationnel où il suffit à l’autre de se placer en position de thérapeute, empreint d’un certain désir de soigner, pour que se dégage d’elle-même la notion de thérapie.

Art-thérapie : buts et moyens L’art-thérapie pose comme première exigence technique la réalisation ou l’apport en séance d’un objet de nature artistique élaboré, créé par le patient et « montré » au thérapeute ou à l’animateur.

Elle intègre donc un geste et un objet concret, produit de cet acte qui prend sens à la fois par lui même et par le processus qui l’a fait naître.

Les façons de considérer la place et la polarité de ce geste et de cet objet sont dès lors extraordinairement variables.

L’état actuel de l’art-thérapie recèle la diversité de ses origines conceptuelles et des appartenances idéologiques et professionnelles de ceux qui la gèrent, malgré la référence générale à la créativité libre.

On serait bien en peine de trouver une théorie générale de l’art-thérapie et les théories proposées se trouvent être le plus souvent, justement parce qu’elles concernent une expression non verbale, soit dans le prolongement des théories psychanalytiques, soit en opposition avec celles-ci, qui prennent valeur de caution (les travaux de D. W. Winnicott y sont une référence quasi constante).

Cela tient aussi à la diversité des pratiques : si l’art-thérapie a la réputation de concerner surtout la référence aux arts plastiques, la musique, la danse, le théâtre, le masque et les marionnettes offrent aussi des médiations qui se veulent toutes plus ou moins spécifiques.

On ne peut cependant, à les considérer, isoler au sein des art-thérapies proposées quoi que ce soit qui ressemblerait à une conceptualisation discriminative des indications.

En fait, celles-ci semblent plutôt ressortir à des tonalités émotionnelles supposées être favorisées préférentiellement par tel ou tel moyen d’expression, et non à quelque référence à une clinique ou à une psychopathologie.

Certains pôles d’intérêt se dégagent cependant et l’art-thérapie peut être investie selon plusieurs axes, parfois assez distants de ce que l’on voudrait classiquement entendre par thérapie.

C’est ainsi que l’on propose, en espérant des bénéfices, une activité, une expression différente, une possible mutation, un plaisir même, étant entendu que,si l’expression non verbale est a priori le lieu de la mise en forme de l’impensable, voire de l’indicible, il n’y a pas obligatoirement un effet thérapeutique au sens d’une mutation.

En fait, les bénéfices escomptés d’une art-thérapie se situent aux différents niveaux d’une évolution qui part des activités occupationnelles et des ergothérapies, passe par le contact avec une matière docile ou au contraire significativement résistante, par l’apprentissage de techniques susceptibles de faire naître une production à la fois personnelle et admissible par les autres, issue d’un véritable dialogue avec soi-même pour aller vers la verbalisation d’impressions nouvelles.

L’expression est alors liée à un contenu dont la valeur prend un sens plus ou moins symbolique et qui se révèle dans la prise de conscience de nouvelles lois, issues non pas du contexte socioculturel ou des apprentissages anciens, mais des résistances propres au support, au média utilisé.

Le point ultime est alors la mise en forme d’un contenu expressif dans un projet de communication de soi au travers d’un codage impliquant l’autre mais ne découlant pas directement de l’autorité propre de celui-ci.

L’élargissement des possibilités d’expression au-delà du langage verbal ne peut enfin exclure un retour ultime à celui-ci, considéré alors comme le fin du fin de tout projet authentiquement thérapeutique.

À cet égard, l’art-thérapie se rapprocherait du concept d’analyse transitionnelle élaboré par D. Anzieu, c’est-à-dire d’une pratique nécessaire et transitoire, destinée à placer le patient dans une situation analytique mais en respectant, voire en satisfaisant les besoins internes qui lui en interdisent encore l’accès.

À l’origine, et parallèlement à la genèse même de la psychanalyse, l’expression pouvait être présentée comme ayant une fonction cathartique, par le dégagement dans l’acte d’un trop-plein émotionnel.

La présentification de la réalité intérieure, favorisée par l’expression spontanée, deviendra secondairement son but thérapeutique.

Il faut bien considérer alors que l’expression n’est pas une traduction de cette réalité intérieure, une transmission directe du latent dans le manifeste de l’oeuvre, mais une représentation de celle-ci.

L’art-thérapie se propose alors de mettre le sujet en contact avec des sensations primitives en court-circuitant la raison rationalisante censée se mettre au service de ses résistances internes.

Les théories de l’art-thérapie s’étayent alors sur celles des diverses thérapies à médiation corporelle.

Au-delà de ces finalités premières, l’expression, « cheville ouvrière du concept d’artthérapie », n’est cependant plus repérée comme un simple phénomène de mise à l’extérieur de soi de choses cachées, dissimulées ou retenues, volontairement ou non. Exprimer,

c’est aussi montrer et montrer à quelqu’un, ce qui introduit la question du transfert et amène à diverses prises de position sur la conduite à tenir par le thérapeute en fonction de son état, de sa formation et de ses buts.

Ces considérations représentent rétroactivement des justifications quant à la pertinence de telle ou telle formation (l’art-thérapeute doit-il ou non être un artiste ?).

Il faut noter que le recours à l’idée du beau, l’introduction de l’esthétique, est alors systématiquement écarté : le bénéfice attendu n’est pas la réalisation d’un objet plaisant mais celle d’un objet signifiant pour le sujet par rapport à lui-même et à sa dynamique interne.

L’accent est ainsi déplacé des catégories du plaisir vers celles de la connaissance de soi, l’esthétique étant considérée comme se développant dans le champ transférentiel et n’y manifestant qu’un stade préliminaire.

Lorsque l’art-thérapie se rapproche des psychothérapies classiques, la question de l’analyse de l’objet créé se pose alors.

Les techniques divergent entre celles qui proposent une analyse du contenu de l’expression, celles qui n’envisagent qu’une analyse du contenant et celles qui reposent sur les associations verbales suscitées devant l’objet créé.

L’oeuvre est alors considérée comme produit de création si elle entraîne chez le créateur comme chez le spectateur un effet de surprise susceptible d’engendrer un développement de la pensée réflexive.

La capacité de l’oeuvre de créer la surprise peut être regardée comme une sorte d’aboutissement thérapeutique, dans la mesure où elle implique un codage de ce qui auparavant n’était caché que par sa propre évidence, le codage faisant alors fonction de mise en perspective, de dégagement de l’effet traumatique, au sens de la sidération de la pensée, de l’expression brute.

Cela revient à poser l’art-thérapie dans un projet qui irait de l’affirmation de soi, d’un établissement de l’identité propre du sujet vers la création d’un lien de signification fondateur d’une communication interactive : lien inter systémique, modèle du lien intrasystémique représenté par l’élargissement de l’espace interne de dialogue avec soi-même.

Espaces techniques L’art-thérapie, malgré le développement actuel d’ateliers « en ville », reste profondément marqué par ses origines asilaires, et, en France tout du moins, les communications qui sont faites à son sujet émanent de services d’hospitalisation des populations adultes, mais aussi infantojuvéniles.

Les techniques proposées dépendent le plus souvent des catégories professionnelles auxquelles appartiennent les art-thérapeutes : celles-ci incluent aussi bien des formations artistiques que des formations psychologiques ou psychiatriques.

L’accent peut alors être mis soit sur la technique propre, soit sur l’objet réalisé, soit sur la relation et son devenir.

L’aspect pédagogique peut être repris soit au titre de l’initiation à une technique censée libérer le sujet des entraves de la forme par l’apprentissage, soit au titre d’une identification fondatrice au désir du thérapeute.

L’art-thérapie, sur le plan technique, se le contenant est l’atelier et le contenu, ceux qui s’y trouvent.

L’atelier se définit lui-même par ce qui l’inclut (ou, pour certains, l’exclut) : l’hôpital ou la société ; en ce sens, l’atelier peut se définir comme un lieu « non médical » dans l’hôpital, un lieu de secret hors des références de la folie ou, a contrario, comme un lieu de déni de la maladie. Ses caractéristiques, ouverture ou fermeture, liberté ou organisation de l’accès, sont considérées comme ayant déjà par elles-mêmes des fonctions soignantes.

Le rythme des séances, leur organisation ont, au même titre que l’espace cadré, limité, du support, une fonction restructurante par la représentation qu’ils offrent de l’opposition dedans-dehors.

Les séances d’art-thérapie se font dans le cadre soit d’une atmosphère de groupe, soit d’une relation individuelle.

La gestion des séances est donc essentiellement différente dans un cas et dans un autre.

Dans le premier cas, les interventions portent sur les interactions à l’intérieur du groupe, sur les influences réciproques et la communication des émotions dont les oeuvres se font les supports.

Dans le cas des séances individuelles d’art-thérapie, tout dépend des besoins du patient, et les interventions de l’art-thérapeute peuvent aller d’un certain degré de pédagogie, au sens d’un apprentissage des conditions minimales d’exercice technique, à une induction dans la réalisation des oeuvres de telle sorte que celles-ci puissent porter le style personnel de leur auteur et lui renvoyer une image de certains aspects de son fonctionnement dans le jeu dialectique de ce qui se montre et de ce qui se cache.

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