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CARACTÉRISTIQUES PSYCHOLOGIQUES DE L’APPRENTISSAGE

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Dans la définition, le terme « capacité » renvoie à des caractéristiques inobservables du psychisme dont l’analyse dépend du cadre conceptuel et théorique adopté.

En première approximation, on peut considérer qu’il s’agit de savoirs, de savoir-faire, d’automatismes, d’attitudes…

Les activités considérées sont très diverses, de l’adaptation biologique au milieu à la manipulation de symboles.

Les modifications constitutives de l’apprentissage ne sont apparentes que si la situation permet leur manifestation.

L’apprentissage ne peut être étudié qu’au travers des modifications de la performance observée dans une situation appropriée.

Une première difficulté de cette étude est que la performance est la résultante de plusieurs facteurs, dont la maturation, la fatigue, les fluctuations de l’attention et de la motivation.

De ce fait il est malaisé d’évaluer la contribution de l’apprentissage aux modifications du niveau de performance, comme en témoignent les nombreuses polémiques sur la part de l’inné et de l’acquis dans le développement de l’enfant.

Une deuxième difficulté est que les acquisitions sont spécifiques à la situation d’apprentissage.

Il en résulte qu’un réel progrès peut ne pas se manifester si la situation de test n’est pas favorable à la mise en jeu des nouvelles potentialités.

L’étude de l’apprentissage confronte les modifications de la performance et celles de l’environnement afin d’identifier les facteurs favorables ou défavorables.

Elle permet d’inférer les mécanismes et la nature des changements du psychisme responsables des modifications constatées.

Différents indicateurs reliés à la performance sont utilisés, comme l’évolution du nombre de bonnes réponses ou la latence de la réponse, l’analyse de la nature des erreurs, l’analyse de la procédure adoptée, etc.

Il existe plusieurs classifications des apprentissages selon le critère utilisé.

Les critères usuels sont le secteur d’activité concerné (apprentissage sensorimoteur, verbal, etc.), la nature des activités psychologiques (apprentissage par coeur, par imitation, etc.), la nature des interactions avec l’environnement (apprentissage par l’action, par le tutorat, par le texte, etc.).

Dans ce qui suit, on adopte une dichotomie qui fait apparaître deux grandes classes reliées à deux grands niveaux d’intégration de l’activité psychologique.

Le premier niveau concerne des conduites élémentaires étroitement subordonnées aux stimulus présents dans l’environnement, conduites prévisibles à partir de la connaissance de ces stimulus.

Au second niveau, on ne peut rendre compte des conduites sans envisager par surcroît les représentations symboliques mises en jeu par l’individu.

Celles-ci déterminent le processus d’interprétation de la situation par l’individu et règlent l’élaboration des réponses.

Les apprentissages élémentaires sous le contrôle des stimulus de l’environnement Ils ont été étudiés chez l’Animal et chez l’Homme, mais les résultats sont beaucoup plus caractéristiques et réguliers chez le premier, car le second fait intervenir de nombreuses activités d’interprétation qui peuvent compliquer le schéma.

Ils se manifestent soit sous forme d’un changement des stimulus antécédents susceptibles de déclencher un comportement relativement fixe, soit sous forme d’une modification simultanée des stimulus et du comportement (on peut dire qu’il y a seulement modification des « entrées » du système dans le premier cas, et modification des « entrées » et des « sorties » dans le second).

Les situations expérimentales concernées sont l’empreinte et le conditionnement pavlovien dans le premier cas, le conditionnement opérant (dit aussi instrumental) dans le second.

L’empreinte. Elle résulte de l’exposition à certains stimulus au cours d’une brève période de la vie dite « période sensible ».

Elle se traduit de façon spectaculaire chez des Oies ou des Canards nouvellement éclos par l’apparition d’une conduite consistant à suivre un stimulus mobile, qu’il s’agisse d’un congénère, d’un objet ou de l’expérimentateur.

Ces premières expériences ont un effet différé sur les déclencheurs du comportement sexuel ultérieur.

Le conditionnement pavlovien.

Le conditionnement pavlovien typique consiste en présentations répétées d’un couple de deux stimulus, dont l’un est initialement neutre en ce sens qu’il ne provoque pas de réaction spécifique, alors que l’autre est un déclencheur régulier d’une réaction caractéristique dite « réaction inconditionnelle RI ».

Le premier stimulus est dit « stimulus conditionnel SC », le second est dit « stimulus inconditionnel SI ».

Après un nombre variable de couplages, le premier stimulus déclenche la même réaction que le second, ou une réaction similaire, dite « réaction conditionnelle RC ». Ainsi, avec des sujets humains, on peut utiliser un son comme SC, présenté une seconde avant le SI constitué par un jet d’air au coin de l’oeil.

Celui-ci déclenche de façon automatique une réaction de fermeture de la paupière (c’est le réflexe palpébral).

Après plusieurs dizaines de couplages, le son seul suffit à déclencher la fermeture de la paupière.

Il faut souligner que les présentations des SC et SI sont programmées indépendamment du comportement du sujet.
Le conditionnement opérant.

Dans le conditionnement opérant, la présentation d’un stimulus ayant une valeur agréable ou désagréable est dépendante de la réalisation d’une action particulière par le sujet, et survient donc toujours après celle-ci.

L’action qui détermine la présentation du stimulus consécutif est dite « réponse instrumentale » parce qu’elle constitue le moyen d’obtenir celui-ci.

La répétition des couplages entre réponse instrumentale et stimulus consécutif entraîne une augmentation de la probabilité d’apparition de la réponse si ce dernier est agréable, et une diminution s’il est désagréable.

Dans le premier cas, on dit que le stimulus consécutif est un renforçateur de la réponse, et dans le second cas un punisseur de celle-ci.

Lorsqu’on entend insister sur l’information apportée par le stimulus consécutif, plutôt que sur sa valeur affective ou son effet sur l’apprentissage, on dit qu’il constitue un feedback.

Dans le conditionnement opérant, la conduite est sous le contrôle des stimulus de l’environnement de deux façons différentes.

Elle est déterminée tout d’abord par les stimulus qui constituent l’effet des réponses, comme il a été noté précédemment.

Elle dépend en outre des stimulus contextuels antérieurs ou concomitants à l’émission de la réponse, lorsque les conséquences possibles d’une conduite varient selon la situation.

C’est le cas dans la conduite automobile, où l’effet d’une même commande comme accélérer ou actionner la manette de l’éclairage dépend de l’état antérieur du véhicule.

L’individu parvient à discriminer les différentes situations dans lesquelles une même action entraîne des effets différents.

Les indices utilisables pour cela sont dits stimulus discriminatifs.

Les situations physiques font intervenir de nombreuses relations de dépendance entre des actions et leur(s) conséquence(s), par exemple lancer une boule ou heurter un vase.

D’autres relations de dépendance sont arrangées par l’environnement social, qui renforce certains comportements et en pénalise d’autres.

Dans les études de psychologie animale, on a construit des dispositifs spécialement adaptés à des espèces comme le Pigeon ou le Rat, les boîtes de Skinner.

Ces dispositifs permettent de modifier systématiquement certaines caractéristiques du programme : les renforçateurs, par exemple ; des boulettes de nourriture sont délivrées de façon intermittente après plusieurs appuis au lieu d’être délivrées après chaque appui.

Les trois situations décrites ci-dessus constituent trois procédures expérimentales caractéristiques permettant à l’expérimentateur de placer un comportement d’un sujet sous le contrôle de certains stimulus environnementaux.

Le même type de résultat final peut, selon des modalités parfois bien différentes, être obtenu par un individu qui contrôle délibérément son activité intentionnelle afin qu’elle s’ajuste aux stimulus successifs de la situation.

Il s’agit des cas bien connus de formation des habitudes, comme lors de l’exécution quotidienne d’un même trajet ou d’un même scénario pour la toilette, ou lors de l’apprentissage de la conduite automobile.

Le contrôle des stimulus sur le comportement se manifeste alors parfois de façon intempestive par la substitution d’un au tomatisme à l’action projetée lorsque surviennent des stimulus spécifiques du premier au cours de l’exécution de la seconde (on parle alors d’inattention).

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