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ÉTIOLOGIE

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Pour saisir les conditions étiologiques sus-ceptibles de rendre vulnérable à l’alcool (devenu alors agent pathogène) un indi-vidu dans son milieu, il y a lieu d’envisager les trois dimensions du syndrome alcoo-lique.

Facteurs psychologiques Existe-t-il chez certains individus des facteurs psychologiques ou psychopatho-logiques, innés ou acquis, susceptibles de provoquer ou d’interdire l’apparition d’une alcoolopathie ?

La notion de personnalité préalcoolique peut-elle être retenue ?

La consommation pathologique d’alcool est liée à ses effets psychotropes : le plaisir pour beaucoup, l’annihilation de l’angoisse pour certains. Or, l’angoisse, symptôme majeur de la pathologie mentale, peut selon J. Bergeret être l’expression d’une structure psychotique, d’une structure névrotique ou celle de certains états limites.

Le recours à l’alcool peut apaiser les tensions, mais temporairement, d’où nécessité de nou-velles libations, ce qui peut être une voie d’entrée dans la dépendance.

La psychiatrie traditionnelle s’est montrée relativement peu féconde dans le secteur alcoologique, sauf en ce qui concerne les relations pos-sibles entre alcoolisme et dépression : des observations cliniques et des études géné-tiques tendent à mettre en évidence, dans certains cas, alcoolisme et états dépressifs (G. Winokur, 1972).

La psychanalyse avait au début du siècle élaboré des hypothèses psychogénétiques : K. Abraham (1908), S. Ferenczi (1911), S. Rado (1933). Plus récemment, des au-teurs français comme J. Clavreul (1959), A. de Mijolla et S. A. Shentoub (1973), F. Perrier (1974), J. Bergeret (1978), F. Cur-tet (1978), C. Brisset (1978), M. Lasselin (1979) ont montré de l’intérêt pour l’alcoo-lisme en mettant en cause le plus souvent des anomalies ou des altérations des sché-mas identificatoires initiaux et des déficits narcissiques.

D’autres types d’études sont réalisés grâce à des informations recueillies par l’application des tests d’efficience ou de personnalité avec pour objectif de cer-ner les traits supposés spécifiques d’une personnalité alcoolique.

On étudie égale-ment les conditions d’éducation et les ano-malies parentales.

Enfin, on effectue des recherches longitudinales prédictives : W. MacCord (1960), C. Robins (1962) et G. H. Jones (1968).

L’ensemble de ces travaux multiples, diver-gents, parfois contradictoires, ne permet de tracer aucun profil type.

Mais l’intérêt des hypothèses formulées dans le champ psychologique pour essayer de répondre au défi que représente l’opacité de la conduite alcoolique reste vif.

Facteurs physiologiques Ils constituent l’ensemble des dispositions somatiques ou des prédispositions aty-piques susceptibles d’influencer la vulné-rabilité et la tolérance à l’alcool.

Plusieurs hypothèses relatives aux mécanismes bio-chimiques ont été émises : au niveau des neurotransmetteurs (rôle des produits de condensation, rôle des catécholamines et de la sérotonine), au niveau du métabo-lisme cérébral et au niveau des membranes neuronales en fonction de leurs structures.

Les travaux de ce type sont au centre de l’intérêt des chercheurs contemporains.

De même, des études génétiques qui posent le problème de la transmission d’une disposi-tion héréditaire provoquant une vulnéra-bilité innée à l’alcool ont mis en évidence, grâce à l’observation de jumeaux ou d’en-fants adoptés, la part probable d’un facteur héréditaire (notion de profil génétique spé-cifique).

Facteurs socioculturels Par facteur socioculturel, on entend l’en-semble des influences qui s’exercent sur l’individu en tant qu’il appartient à un certain milieu, qu’il fait partie d’un groupe ethnique défini, observant des moeurs ou des coutumes traditionnelles, ou encore qu’il adhère à une religion, à certaines conceptions métaphysiques ou morales.

L’influence de la structure de la société, capitaliste ou socialiste, rurale ou urbaine, dans laquelle vit l’individu joue un rôle im-portant.

De plus, cet individu évolue à un niveau professionnel stable ou variable à l’intérieur de la pyramide sociale.

Enfin, les modalités de son éducation, la position de son groupe social vis-à-vis de l’alcoolisme pèsent sur les conduites individuelles ou collectives.

Voici quelques exemples. Traditionnelle-ment, les juifs, consommateurs de boissons alcooliques, ont toujours eu la réputation de rester sobres. S. Snyder a mené plu-sieurs enquêtes aux États-Unis, montrant que le taux d’alcoolisme dans le groupe de ceux qui pratiquaient effectivement cette religion était particulièrement faible.

Mais, dans les années 1980, l’observation des différents groupes d’immigrés en Israël a révélé que le problème de l’alcoolisme existe bel et bien dans cette jeune nation.

Les immigrés irlandais aux États-Unis, très nombreux au XIXe siècle et au début du XXe siècle, le plus souvent d’origine rurale, ont dû faire face à de grosses difficultés d’adaptation.

Le taux d’alcoolisme chez les individus composant ce groupe est très élevé, mais, dès la deuxième génération, il passe de 38 % à 20 %.

Les communautés chinoises installées aux États-Unis exer-cent en raison de traditions culturelles très anciennes un contrôle familial et social très vigilant vis-à-vis de l’alcool, contrôle que les contacts avec la civilisation américaine n’ont pas entamé.

Un anthropologue français, A. Robert, a bien étudié les données historiques, socio-logiques et ethnologiques des comporte-ments populaires vis-à-vis des boissons alcooliques.

Le rôle du cabaret, des débits de boissons, tavernes ou cafés est bien celui d’un lieu privilégié où se tissent les liens
de sociabilité.

Bien des remèdes populaires font une large place à l’alcool.

Les attitudes culturelles à l’égard de l’alcool s’expriment dans les enquêtes d’opinion publique.

L’alcool symbolise et évoque beaucoup plus les réunions agréables et les bons repas que les déchéances éventuelles qu’il peut entraîner.

Tout en rejetant l’alcoolique, l’opinion publique française admet le mythe de l’ivresse joyeuse et virile.

Facteurs économiques Ils constituent l’ensemble des éléments concernant la production, la distribution et la consommation d’alcool ainsi que les pressions exercées sur le groupe ou les in-dividus qui ont des intérêts engagés dans ce secteur de l’activité.

La France est le premier producteur mon-dial de vin, avec une part de 45 % des échanges internationaux (en valeur).

En 1996, les exportations de boissons alcooli-sées – environ 1/5 du total des exportations agro-alimentaires – ont atteint le montant de 36,8 milliards de francs (soit quelque 120 Airbus), dont un tiers pour les spiritueux : on mesure l’importance des intérêts en jeu.

Environ 600 000 personnes travaillent dans le secteur des vins, bières et spiritueux, dont 270 000 emplois directs.

Les prix de vente sont relativement bas, les efforts de diffusion, de présentation et d’accessibilité sont manifestes, soutenus par une publi-cité importante.

Celle-ci a fait l’objet de quelques limitations en 1988 et 1991 (loi Evin). Le poids des facteurs économiques,

léger dans les contrées non productives, est lourd dans les pays producteurs.

L’intrication des trois sortes de facteurs, physiologiques, socioculturels et écono-miques, est constante.

Leur influence est réciproque.

La formulation de E. M. Jel-linek, qui remonte à 1960, reste toujours valable : « Dans les groupes sociaux ne tolérant que de faibles consommations quotidiennes d’alcool, seuls des individus qui, en raison d’une grande vulnérabilité, ont tendance à s’opposer à ces normes so-ciales courent un risque d’intoxication.

À l’inverse, dans les groupes sociaux qui au-torisent de fortes consommations journa-lières, il suffit de présenter une vulnérabi-lité mineure, d’ordre psychologique, pour être exposé à ce risque. » L’étiologie de l’alcoolisme est bien multifactorielle.

Cer-ner, définir ces multiples facteurs, préciser leur mode d’action, les mettre en place, leur assigner une valeur reste difficile, d’autant qu’il existe toujours une intrication et une interaction des uns avec les autres.

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