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La théorie de la frustration-agression et ses reformulations

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La théorie la plus répandue pour rendrecompte de l’agression est la  théorie de la frustration-agression (Dollard et alii, 1939). Selon cette formulation, il y aurait un lien causal universel entre frustration et agression.

Toute frustration, même invisible, déclencherait une agression et toute agression, même invisible, serait précédée d’une frustration.

Si cette théorie s’est montrée très heuristique, elle a provoqué nombre de critiques aux niveaux théorique, conceptuel et empirique.

Tout d’abord, sa formulation première prévient toute tentative de réfutation.

Ensuite, si l’on s’en tient à la définition classique d’une frustration (un obstacle dans la poursuite d’un but), il est clair que toute frustration ne mène pas à une agression et que des situations autres que des frustrations déclenchent une agression.

Par la suite, l’expression de « stimulation désagréable » a remplacé celle de frustration ; elle comprend une certaine classe de frustrations mais ne s’y limite pas (elle inclut, par exemple, des injures et des variations météorologiques).

D’autres cri-tiques ont visé le caractère inné de la réaction agressive, sous-entendu par la théorie, ainsi que la nécessité ou la suffisance du lien entre frustration (stimulation désagréable) et agression.

Une reformulation célèbre de cette théorie est celle de la (dé)privation relative.

Ce ne serait pas la valeur absolue, mais relative, de la privation qui importerait. Jusqu’à pré-sent, on a distingué deux versions de cette théorie.

Selon la théorie de la privation relative égoïste, un individu réagirait de manière agressive lorsqu’il s’estime personnellement lésé par rapport à d’autres individus (par exemple, quelqu’un qui n’obtient pas une promotion attendue, alors que d’autres l’obtiennent).

La privation relative fraternelle interviendrait lorsque la personne ne réagit pas au niveau individuel mais en tant que membre d’un groupe lésé par rapport à un autre groupe (par exemple, les gendarmes bénéficient d’heures supplémentaires, à l’inverse d’autres militaires).

D’autres distinctions ont récemment été proposées par Guimond et Tougas (1994) ; elles veulent rendre compte plus des mouvements de contestation sociale que de l’agression individualisée.

La reformulation la plus célèbre de la « frustration-agression » est due à L. Berkowitz (1993). Selon cet auteur, les stimulations désagréables provoquent deux tendances à l’action, la fuite ou l’attaque, et l’individu choisira en fonction des circonstances et de ses expériences antérieures.

La tendance à l’attaque entraînera une activation physiologique, des comportements moteurs de préparation, le rappel d’épisodes agressifs, une émotion de colère diffuse.

Elle se transformera en agression impulsive si les inhibitions à l’égard de celle-ci ne sont pas trop élevées, et ce d’autant plus facilement que l’environnement comprend des indices associés à l’agression.

Si la valeur prédictive de cette formulation n’est pas énorme, elle explique remarquablement bien deux phénomènes très intéressants.

L’effet des armes. La simple vue d’armes au moment d’une stimulation désagréable peut faciliter le passage à l’acte agressif.

Non pas que l’arme devienne plus facile-ment l’outil de l’agression ; ce serait trivial et même contradictoire avec l’hypothèse de la dissuasion.

La vue de l’arme faciliterait, en fait, n’importe quelle agression pourvu que cette arme soit associée à l’idée de violence.

Les facteurs cognitifs sont importants dans cette conception.

La réaction dé-pend de la signification de l’arme.

Si l’arme est anxiogène, elle augmentera les inhibitions à l’égard de la réaction agressive.

L’arme n’est qu’un exemple d’indices associés à l’idée d’agression.

Les films agressifs peuvent avoir, et ont, le même effet.

Le bouc émissaire. Si les inhibitions sont élevées quant à la source de la stimulation désagréable, l’agression peut se déplacer sur un bouc émissaire, sur une personne innocente, qui a le seul tort d’être disponible dans l’environnement et de ne pas susciter d’inhibitions particulières.

La théorie du bouc émissaire est largement répandue dans le domaine intergroupe.

(!RELATIONS INTERGROUPES.) Frustrés dans leurs aspirations, les membres d’une communauté réagiraient par de l’agression en-vers les membres d’une autre communauté, moins puissante, qui seraient considérés comme responsables.

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