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L’ALCOOLISME FÉMININ

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Longtemps contourné par les spécialistes, qui, partageant la méconnaissance collec-tive, le recouvraient d’un voile pudique, l’alcoolisme féminin a pour caractéris-tique sa gravité, son intrication presque constante à des facteurs psychonévro-tiques, l’ampleur des troubles organiques qui l’accompagnent, la difficulté de sa prise en charge thérapeutique, la clandestinité à laquelle le condamne l’opprobre social.

L’alcoolisme féminin se différencie de l’al-coolisme masculin par :

1. une moindre importance numérique : 30 % de femmes sur le nombre total d’al-cooliques en France, soit 800 000 à 900 000 (pour 2, 5 millions d’alcoolo-dépendants au total).

Il faut noter que ces chiffres ma-nifestent une augmentation, dont la réalité est toutefois difficile à mesurer avec préci-sion : de 1 femme repérée comme alcoo-lique pour 12 hommes en 1960, on est passé à 4 pour 12 en 1990.

De même, la propor-tion de femmes parmi les malades alcoolo-dépendants hospitalisés pour sevrage* s’est accrue.

De manière globale, différents facteurs interviennent et permettent à des degrés divers de rendre compte de ces chiffres : modifications et augmentation de la consommation d’alcool et des ivresses chez les jeunes filles,acceptabilité plus grande d’une alcoolisation « sociale » des femmes, liée à l’évolution des moeurs et à la pression publicitaire et médiatique (les femmes estiment désormais à 81 % indis-pensable d’offrir de l’alcool à leurs convives et de consommer avec eux), et, surtout, accessibilité plus grande aux soins spécia-lisés.

Par ailleurs, cette accroissement de l’alcoolisme féminin en France doit être re-lativisé : aux États-Unis, moins d’un alcoo-lique sur deux est une femme, tandis qu’à la Martinique le nombre des femmes alcoo-liques est presque égal à celui des hommes ;

2. un âge de début plus tardif (35 ans en moyenne) avec deux pics, à 15-30 ans et autour de la ménopause ;

3. la durée de l’intoxication avant la de-mande de soins, qui est plus brève que chez l’homme ;

4. le type d’alcool consommé, qui varie d’un pays à l’autre.

En Écosse, par exemple, on ne trouve pas de différence significa-tive entre hommes et femmes alors que, en France, les femmes alcooliques témoignent d’une tendance à une alcoolisation plus paroxystique, cyclique et sévère que les hommes, recourant plus volontiers aux alcools forts.

Il y a unanimité pour reconnaître que l’or-ganisme féminin est plus vulnérable que celui de l’homme.

L’âge moyen d’appari-tion des cirrhoses chez les femmes est de 10 années inférieur à celui des hommes.

Un homme met 10 à 20 ans pour se constituer une cirrhose, une femme peut ne mettre que 5 années.

Les anomalies électroencéphalographiques sont plus fréquentes chez les femmes que chez les hommes, les polynévrites et les complica-tions neuropsychiatriques plus précoces et plus sévères.

La surmortalité chez les femmes alcooliques jeunes montre aussi qu’elles sont plus touchées que les hommes alcooliques du même âge.

L’inégalité phy-siologique s’ajoute donc à une inégalité sociologique.

Du point de vue clinique, l’importance des problèmes psychonévrotiques est majeure.

On repère des structures névro-tiques ou de forts éléments dépressifs ; les approches psychanalytiques en France (M.
Fontan, Lasselin) montrent que tout se passe comme si la femme alcoolique avait d’elle-même une image trouée, morcelée et se voyait comme un terrain de failles et de blessures narcissiques non cicatrisées.

Ce vide central ne peut être comblé pro-visoirement que par l’ingestion de l’objet réel, l’alcool.

Au-delà du poids des facteurs sociologiques et de la vulnérabilité physio-logique propre à l’organisme féminin, le recours pathologique à l’alcool chez la femme a la même signification que chez l’homme, celle d’un leurre et celle d’un échec.

Enfin, le pronostic chez une femme en-ceinte alcoolique est difficile à établir.

Les conséquences pour le foetus peuvent être très sévères (retard de croissance, anomalies morphologiques spécifiques sur le crâne et les membres, malformations).

La contraception pose des problèmes spécifiques.

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