«

»

Langage

======================================================= Formation Algérie : L’École MEDAV vous offre des formations professionnelles à Distance en Algérie et partout dans le monde entier, pour vous permettre d'étudier à votre rythme et où vous le souhaitez afin de progresser plus rapidement dans des conditions optimales. Télécharger l'Offre de Formation à distance de l'Ecole MEDAV ==================================================================

Fonction d’expression et de communication de la pensée par l’utilisation de signes ayant une valeur identique pour tous les individus d’une même espèce et dans les limites d’une aire déterminée. — Le langage, qui est, à la fois, acte et instrument de la communication fondée sur des lois indépendantes des sujets particuliers, nous introduit à l’existence sociale. On distingue plusieurs formes de langage : passif, c’est-à-dire que l’on comprend sans pouvoir l’employer (le chien obéit à l’ordre de son maître); actif (celui que l’on utilise, toujours plus réduit que le précédent); parlé; non verbal.

La parole n’est pas indispensable pour transmettre des significations de personne à personne. Les gestes, la mimique, les attitudes suffisent dans de nombreux cas à exprimer nos intentions (amicales, agressives), notre humeur, nos doutes, etc. Le système symbolique employé par les sourds-muets permet même d’exprimer des idées abstraites. Le langage n’est pas réservé aux êtres humains. Les animaux possèdent leurs propres moyens de communication : cris, grognements, gémissements, ronronnements servent à donner l’alerte, à manifester des dispositions agressives, à exprimer la douleur ou le plaisir; ils accompagnent les réactions affectives et paraissent innés et uniformes dans l’espèce considérée.

Il est possible que les animaux « parlent » entre eux, et comment pourrions-nous être sûrs du contraire quand on entend, par exemple, les chimpanzés en groupe jacasser comme des enfants en récréation? Le professeur John C. Lilly (membre de l’Académie des sciences de New York) pense, pour sa part, que les dauphins communiquent entre eux par ultrasons et disposent d’un vocabulaire étendu. Il a relevé qu’un animal solitaire reste silencieux, que deux dauphins « parlent » calmement, tandis qu’une troupe fait (en ultrasons) un vacarme étonnant. De son côté, le professeur Karl von Frisch a montré que les abeilles possèdent un langage symbolique précis (danses en forme de 8 sur le gâteau de cire) grâce auquel elles indiquent aux autres ouvrières la direction, la distance, l’emplacement du nectar et même sa qualité.

Nous ignorons encore à peu près tout du langage des animaux, mais, de ce que nous connaissons, il semble qu’il se différencie du nôtre par son caractère inné et, surtout, qu’il soit lié à la situation présente (ce qui leur interdirait de se transmettre leurs découvertes). — A la différence des animaux, nous apprenons notre langage. Cette acquisition est conditionnée par la maturation et l’intégration de l’individu dans un groupe humain. Sans l’une ou l’autre de ces conditions, l’apprentissage de la parole est impossible : un bébé normal ne parle pas avant un an et un idiot n’accédera jamais au plan du langage. D’autre part, un enfant laissé à l’abandon, même si son équipement nerveux et sensori-moteur est intact, ne parlera pas (enfants-loups, par ex.). Il lui manque — comme à l’enfant sourd — le modèle auditif qu’il pourrait imiter. En effet, chez l’être humain l’imitation joue un rôle capital dans l’acquisition individuelle du langage. C’est elle qui permet à l’enfant de répéter d’abord les mots, puis les phrases, correctement, alors qu’il ignore tout de la syntaxe.

Primitivement, le nourrisson ne dispose que de la mimique, des attitudes, des sons et des cris (douleur, faim) pour exprimer ses états affectifs, mais dans la relation duelle, privilégiée, avec sa mère, cela suffit pour établir la communication nécessaire. A partir du deuxième mois, il commence à gazouiller (sons de consonnes), et, trouvant du plaisir dans ses vocalisations, il répète indéfiniment ses propres sons (réaction circulaire, du sixième mois) avant de reproduire ceux des membres de son entourage (neuvième mois). A cette époque, il commence à comprendre certaines expressions et à acquérir un vocabulaire passif. Ses premiers mots sont généralement prononcés à un an; ils ont la valeur de phrases : « lailail » peut aussi bien vouloir dire « voici du lait » ou « je veux du lait » que « j’ai bu du lait». Vers dix-huit mois, l’enfant fait des pseudo-phrases en juxtaposant deux mots (« Nanie bobo ! » pour « Annie s’est fait mal »); puis il introduit les verbes à l’infinitif et, à deux ans, il forme des petites phrases correctes. Son vocabulaire, dès lors, s’enrichit rapidement : à quatre ans il dispose de 2 000 mots, à six ans de 4 000 (le vocabulaire d’un adulte moyen est de 20 000 mots environ). Ces acquisitions supposent, naturellement, l’intégrité des organes nerveux, sensoriels et moteurs, ainsi que des aptitudes intellectuelles suffisantes (observation, mémoire) sans lesquelles l’apprentissage de la langue est impossible.

De plus, il est indispensable que l’enfant ait envie de communiquer avec les membres de son entourage. Sans ce désir, le langage, qui n’est pas naturel, reste pauvre (cela est remarquable chez les « enfants assistés », élevés en orphelinats) ou seulement passif (mutisme psychogène). La parole s’élabore sous la double influence de la maturation et du conditionnement social. Primitivement, l’enfant, disposant d’une gamme très étendue de sons, les emploie au hasard. Certains phonèmes (« mama », « pa-pa », « lo-lo », etc.) rencontrent l’adhésion des membres de son entourage, qui réagissent par des marques de satisfaction ou d’affection, ou encore en donnant l’objet désigné. De cette façon, il se produit, dit Skinner, un véritable conditionnement : les sons non renforcés s’éteignent, tandis que les autres acquièrent, progressivement, un sens pour le sujet, qui prend conscience de leur effet sur l’entourage. — Instrument privilégié de socialisation, permettant de communiquer sa pensée, d’agir sur autrui (ordres et quest,ions appellent des réponses)1 de s adapter au groupe (transmission des valeurs sociales), ou de se mettre en valeur (cas de l’enfant qui pose des séries de questions pour attirer l’attention sur soi), le langage sert aussi à se faire reconnaître en tant que personne par autrui ou à se libérer des tensions intérieures (par l’injure, quand l’agression directe est impossible, par la confession ou la psychanalyse). Enfin, il complète les autres sources de connaissances en anticipant sur l’expérience personnelle qu il Suscite et guide. Il constitue, à la fois, l’instrument essentiel de la pensée et le fondement de la vie sociale. (V. aphasie, maturation, parole, Sauvages, Schizophasie.)


pdf formation Langage


===============================================================
Cliquez ici >> pour accéder aux offres de formation de l’École MEDAV

Formation Commerce International
Lire la suite...
,

Formation Communication des Entreprises
Lire la suite...
,

Formation Éducatrice de la Première Enfance
Lire la suite...
,

Formation Gestion des Ressources Humaines
Lire la suite...
,

Formation Psychologie Appliquée
Lire la suite...
,

Formation Rédaction et Conception Publicitaire
Lire la suite...
,

Formation Déclarant en Douanes - Transit
Lire la suite ...
,

Formation Droit des Affaires
Lire la suite ...
,

Formation Gestion des Stocks Lire la suite ...,
Formation Webmaster
Lire la suite ...,

Formation Maintenance informatique
Lire la suite ...,

=========================================================
     Share
coordonnees