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Le coin-peinture à la maternelle

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educatrice enfance Le coin peinture à la maternelleLe coin-peinture est un lieu privilégié du plaisir, de l’épanouissement de la personnalité et de l’éducation à l’autonomie des enfants. En effets, toutes les opérations peuvent y être réalisées par les enfants : prise d’une place libre, enfilage et boutonnage de la blouse (qui peut nécessiter une coopération fructueuses entre les enfants), service et accrochage de la feuille, ouverture des pots, service de rouleaux et pinceaux, réalisation de la peinture, collage de l’étiquette, datage et cochage d’un planning, déshabillage et lavage des mains… Seuls la mise à niveau des pots de peinture et le décrochage des travaux pour séchage – tâches délicates et sans intérêt particulier pour l’enfant – peuvent être effectués par l’adulte.

Cet apprentissage à l’autonomie est parfois long, surtout en petite section, mais il se révélera à long terme très fructueux, tant sur le plan de l’activité elle-même, que du fonctionnement général de la classe et d’une disponibilité accrue de l’enseignant.

Le premier apprentissage, long mais indispensable, consiste à savoir essuyer son pinceau et le replacer dans le bon pot. Une fois cela acquis, tout devient possible.

Les objectifs d’un apprentissage de l’autonomie à l’atelier-peinture sont triples :

1 – Ils entrent dans le cadre général d’un apprentissage de l’autonomie de l’enfant qui vise à former un futur citoyen libre et responsable ;

2 – Ils sont d’une façon plus technique de simplifier le travail du maître, permettant ainsi aux enfants de peindre plus facilement (sans besoin d’aide) et plus souvent (offrant alors un roulement plus rapide).

3 – Enfin, se munir seul d’une feuille et de matériel dès la petite enfance crée des habitudes : le futur adulte conservera la démarche spontanée d’acquérir et installer du matériel… et peindre. Inversement, l’enfant assisté par l’adulte dans son installation restera toujours en attente d’une sollicitation ou aide extérieure et, dans la pratique, a moins de chance de devenir un adulte qui peindra.

Vous pouvez choisir de faire peindre sur des feuilles blanches de format raisin ou demi-raisin et d’un grammage au moins égal à 150, même si c’est (légèrement) plus coûteux. A exclure tout papier inférieur à 120 g/m² ou de récupération, et a fortiori des tronçons de papier de récupération d’imprimante à 80 g/m² ! Des feuilles d’autres formats, couleurs ou textures sont également à disposition des enfants.

Vous pouvez choisir de faire utiliser une gouache épaisse et non diluée, pour qu’elle ne coule pas, colore intensément et puisse être facilement travaillée, mélangée, par l’enfant.

L’enfant, même jeune, peut s’exercer à mélanger les couleurs primaires sur sa feuille. Il en tire du plaisir, doublé d’un grand bénéfice. Pour l’y inciter, on peut choisir de ne pas lui proposer de couleurs binaires (ou secondaires) ni de marron, l’enfant finissant par les fabriquer lui-même, par découverte expérimentale.

L’enseignante peut suggérer à l’enfant de réaliser au préalable un fond (uni ou non) à l’aide de rouleaux ou de morceaux d’éponge. Ce fond – non obligatoire – peut constituer un profit de réalisme et faire réfléchir l’enfant à la question des plans successifs de l’espace représenté.

L’idéal est que l’enfant dispose d’un matériel complet : pinceaux, rouleaux, morceaux d’éponge et brosses à dents ; de différentes tailles et dureté ; morceaux de grillage, gouges à gratter, etc… à partir desquels il pourra avoir « carte blanche ».

Dans une classe où les tâches sont individualisées et autonomes, et dans laquelle les secteurs d’activité ne sont pas «saucissonnés » en tranches horaires comme en élémentaire, le coin-peinture peut tout à fait fonctionner en permanence durant toute la journée, depuis l’accueil à 8 h jusqu’à « l’heure des mamans » à 16 h. Ceci permettra à chaque élève d’effectuer au moins deux peintures par semaine – voire une par jour . Songeons que dans une classe de vingt élèves où la peinture n’est pratiquée que l’après-midi, une seule fois par jour, sur quatre chevalets, un enfant ne pourra réaliser une peinture qu’une fois tous les dix jours au maximum, c’est-à-dire au mieux une douzaine de peintures dans l’année. Or, la fréquence de l’exercice semble l’atout primordial de développement des compétences : il faut, pour maîtriser une discipline et en tirer les meilleurs profits (et plaisirs), la pratiquer quotidiennement, librement, à satiété.

La démarche en peinture (comme d’une façon plus générale en art et en création) peut se résumer en deux points essentiels et complémentaires : développement de la maîtrise technique ; liberté totale d’expression sur le plan du contenu. Une activité dirigée par des consignes, des « sujets » précis contribue à forger des adultes peintres. Le plaisir de peindre à l’âge adulte est permis par l’impression de liberté : on ne peint pas en se disant « Tiens, je vais m’imposer telle contrainte ou tel sujet ! » ; on peint par désir intime de représenter quelque chose qui nous tient à cœur. C’est pourquoi il semble que, dès la petite section, la liberté d’expression doit être respectée et cultivée.

L’exigence envers l’élève pourra porter sur d’autres aspects, comme par exemple la maîtrise du mélange des couleurs, des outils, l’équilibre de la composition, la cohérence du sujet ou l’adéquation du résultat au désir initial. Quoiqu’on dise, la liberté de création et d’expression de l’artiste passe par une maîtrise de la technique. On ne peut pas épanouir son plaisir d’expression si l’on ne maîtrise pas le trait, la couleur et l’outil . La liberté d’expression et le plaisir qu’elle donne à l’élève – comme à l’adulte – se nourrissent de la maîtrise des techniques et des connaissances.

Quelles sont les exigences précises qu’on peut avoir vis-à-vis d’un enfant de maternelle en matière d’art ? Aucune, sinon le livrer à sa responsabilité, sa liberté, son intuition et son plaisir, qui sont les principes premiers de l’émotion et de la perception esthétique, c’est-à-dire de l’art .

Enfin, lorsque les peintures ne sont pas comptabilisées sur une feuille, certains enfants en font très souvent et d’autres quasiment jamais. Ceci est regrettable. Un planning accroché au mur, qui peut même être coché par l’élève, et surveillé par l’enseignante, permet d’offrir à tous le même bonheur de peindre.

 

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