«

»

Modéliser les addictions

======================================================= Formation Algérie : L’École MEDAV vous offre des formations professionnelles à Distance en Algérie et partout dans le monde entier, pour vous permettre d'étudier à votre rythme et où vous le souhaitez afin de progresser plus rapidement dans des conditions optimales. Télécharger l'Offre de Formation à distance de l'Ecole MEDAV ==================================================================

L’étude des modèles psychopathologiques des addictions (Pedinielli, 1997) montre une apparente opposition entre  modèles psychanalytiques, d’une part, et modèles comportementalistes ou psychosociaux, d’autre part.

Il semble toutefois que le désir de s’inscrire dans un champ de référence précis (psychanalyse, comportementalisme, etc.) ainsi que la crainte de l’éclectisme conduisent à une prolifération de modèles, qui gagne-raient à être rapprochés.

C’est en quelque sorte vers une « métamodélisation » des addictions que l’on devrait tendre, en conjuguant les apports de disciplines très différentes.

De façon générale, tout abord des addictions doit commencer par prendre acte des diverses dimensions du phénomène, résumées pour les toxicomanies par C. Olievenstein comme « la rencontre entre une personnalité, un produit, et un moment socioculturel ».

Aucun de ces éléments ne doit être éludé pour une appréhension globale du phénomène, et il est évident qu’aucun spécialiste ne peut totalement maîtriser les disciplines concernées par une aussi vaste problématique.

Les oppositions et querelles de chapelle ne sont trop souvent que l’effet de l’étroitesse de vue des protagonistes.

Un psychologue, par exemple, pourra nier toute importance de la biologie, et un pharmacologue, tout rôle de la culture ou de la société.

Bien des débats entre spécialistes ressemblent à des oppositions entre des vues partielles, toutes vraies, mais toutes incomplètes.

Comme si l’on se battait autour de l’impossibilité de représenter, en deux dimensions, une carte exacte du globe terrestre : l’existence, sur l’une des représentations, d’un pôle Nord, n’implique pas l’inexistence d’un pôle Sud !
Le passage de la toxicomanie aux addictions a, pour les auteurs anglosaxons, l’intérêt de dépasser une vision étroite de « maladie », simplement basée sur l’interaction entre une substance et un individu (sinon entre une molécule et une synapse).

Il y a longtemps que, notamment sous l’in-fluence de la psychanalyse, nous sommes habitués à relativiser la place du produit dans les toxicomanies.

Dans le cas des « addictions comportementales » ou des « toxicomanies sans drogue », nous avons toutefois à faire une place à ce qui est l’équivalent de la drogue dans la toxicomanie, et cela à deux niveaux : l’effet, l’éprouvé particulier qui est au centre de la conduite addictive (lié à des modifications neurobiologiques, même en l’absence de « drogue » extérieure), et, d’autre part, le sens, la place du « produit » dans l’histoire du sujet (qui justifie les études sur le « choix » de la « drogue », et les abords psychologiques divers).

L’addiction elle-même serait à deux faces : l’une de désubjectivation, d’effacement du sens, l’autre de transgression, d’affronte-ment, de recherche de sens.

En France, les divisions qui ont durant plusieurs années agité le champ de l’intervention en toxicomanie, autour de la
réduction des risques ou des traitements de substitution, peuvent trouver, dans ce début de modélisation des addictions, une explication.

D’un côté, des thérapeutes qui se réfèrent aux théories psychanalytiques ou psycho-sociales ont vécu la promotion de traitements de substitution comme le risque d’une régression conceptuelle : la toxico-manie redeviendrait dans certains discours très médicaux une maladie chronique, comparable au diabète, simple interaction entre le corps du sujet et une substance.

De l’autre, des soignants attachés à des approches pragmatiques, soulignent l’erreur qui consisterait à mettre à tout prix du sens dans ce qui est devenu processus, à continuer à rechercher la signification de ce qui n’en a plus et nécessite au contraire d’être considéré « comme » une maladie.

Les théories psychanalytiques sont nombreuses, parfois discordantes, et constituent une voie d’abord aussi féconde
qu’ardue des conduites d’addiction.

Face à l’impossibilité d’envisager ici avec pertinence, dans un cadre restreint, l’ensemble des théories et des auteurs, le choix est fait, d’une façon évidemment arbitraire, d’évoquer le seul champ des toxicomanies.

Historicité du questionnement Dans la théorie élaborée par Freud, la question de la toxicomanie est rarement abordée, sinon de manière épisodique et fragmentaire. Il en va d’ailleurs de même chez Jacques Lacan (1901-1981).

Freud s’attache plutôt à rechercher l’origine de la dépendance humaine, qu’il situe aux tout premiers stades de la vie psychique.

Cet état de détresse extrême du nouveau-né radicalement dépendant fonde à ses yeux la condition humaine.

Avec le recours à la masturbation, la première addiction vient s’ancrer dans le psychisme. Pour Freud, c’est là le besoin primitif.

Tous les autres appétits (besoin d’alcool, de morphine, de tabac) ne représentent que des substituts, des produits de remplacement.

De même, dans le lien figé qui unit le buveur à son vin, il n’y a pas de véritable accès à la sphère de la relation ’objet*.
Freud voit dans le toxique un Sorgenbrecher, littéralement un « briseur de soucis », destiné à éviter le déplaisir. Il écrit en 1929 : « Nous ne pouvons nous passer de sédatifs […], ils sont peut-être de trois espèces […] de fortes diversions, qui nous permettent de considérer notre misère comme peu de choses, puis des satisfactions substitutives qui l’amoindrissent, enfin des stupéfiants qui nous y rendent insensibles.

L’un ou l’autre de ces moyens nous est indispensable » (Malaise dans la civilisation, PUF, Paris, 1981, p. 18-19).

L’action des drogues procure une jouissance immédiate ainsi qu’un degré d’indépendance à l’égard du monde extérieur.

Ce recours à un régulateur de l’humeur d’origine chimique, Freud le connaît bien, pour avoir lui-même consommé de la cocaïne et être sujet au tabagisme*.

Les théories psychanalytiques sont nombreuses, parfois discordantes, et constituent une voie d’abord aussi féconde
qu’ardue des conduites d’addiction.

Face à l’impossibilité d’envisager ici avec pertinence, dans un cadre restreint, l’ensemble des théories et des auteurs, le choix est fait, d’une façon évidemment arbitraire, d’évoquer le seul champ des toxicomanies.
Historicité du questionnement Dans la théorie élaborée par Freud, la question de la toxicomanie est rarement abordée, sinon de manière épisodique et fragmentaire.

Il en va d’ailleurs de même chez Jacques Lacan (1901-1981).

Freud s’attache plutôt à rechercher l’origine de la dépendance humaine, qu’il situe aux tout premiers stades de la vie psychique.

Cet état de détresse extrême du nouveau-né radicalement dépendant fonde à ses yeux la condition humaine.

Avec le recours à la masturbation, la première addiction vient s’ancrer dans le psychisme. Pour Freud,
c’est là le besoin primitif.

Tous les autres appétits (besoin d’alcool, de morphine, de tabac) ne représentent que des substituts, des produits de remplacement.

De même,dans le lien figé qui unit le buveur à son vin, il n’y a pas de véritable accès à la sphère de la relation d’objet*.

Freud voit dans le toxique un Sorgenbrecher, littéralement un « briseur de soucis », destiné à éviter le déplaisir.

Il écrit en 1929 :
« Nous ne pouvons nous passer de sédatifs […], ils sont peut-être de trois espèces […] de fortes diversions, qui nous permettent de considérer notre misère comme peu de choses, puis des satisfactions substitutives qui l’amoindrissent, enfin des stupéfiants qui nous y rendent insensibles.

L’un ou l’autre de ces moyens nous est indispensable » (Malaise dans la civilisation, PUF, Paris, 1981, p. 18-19). L’action des drogues procure une jouissance immédiate ainsi qu’un degré d’indépendance à l’égard du monde extérieur.

Ce recours à un régulateur de l’humeur d’origine chimique, Freud le connaît bien, pour avoir lui-même consommé de la cocaïne et être sujet au tabagisme*.

pdf formation Modéliser les addictions


===============================================================
Cliquez ici >> pour accéder aux offres de formation de l’École MEDAV

Formation Commerce International
Lire la suite...
,

Formation Communication des Entreprises
Lire la suite...
,

Formation Éducatrice de la Première Enfance
Lire la suite...
,

Formation Gestion des Ressources Humaines
Lire la suite...
,

Formation Psychologie Appliquée
Lire la suite...
,

Formation Rédaction et Conception Publicitaire
Lire la suite...
,

Formation Déclarant en Douanes - Transit
Lire la suite ...
,

Formation Droit des Affaires
Lire la suite ...
,

Formation Gestion des Stocks Lire la suite ...,
Formation Webmaster
Lire la suite ...,

Formation Maintenance informatique
Lire la suite ...,

=========================================================
     Share
coordonnees