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THÉRAPIE

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Au lourd pessimisme thérapeutique qui régnait jusqu’en 1950 se sont substituées des conduites thérapeutiques très diverses, mises en oeuvre dans des structures de soins originales.

Les responsables de la santé publique, l’opinion médicale, l’opi-nion publique ont beaucoup évolué.

Les objectifs à atteindre sont de deux ordres. Il faut en effet traiter le symptôme alcool et ses complications, c’est-à-dire ef-fectuer une rupture avec le toxique, opérer un sevrage, suivi d’une abstinence totale et inconditionnelle.

Il faut aussi aider le patient à reconstruire l’ensemble d’une trajectoire lésée par l’alcool, réorganiser sa vie, restaurer ses capacités relationnelles, retrouver son autonomie, en un mot vivre heureux sans alcool.

Faciles à énoncer, ces principes sont difficiles à suivre.

En effet, la demande de soins est rarement claire et explicite.

Elle est parfois masquée derrière une symptomatologie d’emprunt, digestive ou neurologique. Souvent aussi elle est for-mulée indirectement par un tiers : conjoint, employeur, médecin du travail, police, autorités de santé publique, etc. Poussé à demander une aide thérapeutique dont il reconnaît mal le bien-fondé, le patient, face au thérapeute, risque de se montrer réti-cent, voire hostile.

Classiquement, le médecin, qu’il soit généraliste ou spécialiste (ici plus parti-culièrement gastro-entérologue ou psy-chiatre), est seul investi de la fonction thérapeutique. Mais, en fait, bien d’autres intervenants participent activement à cette entreprise : assistantes sociales, visiteurs sociaux, conseillers en alcoologie, psy-chologues, infirmiers ainsi que d’anciens malades adhérents de groupes néphalistes.

Le pouvoir thérapeutique de ces person-nels est incontestable, surtout dans le suivi à long terme.

Le premier contact entre patient et théra-peute est un acte important, qui inaugure une très longue relation.

Non seulement il convient pour le médecin de faire montre de son savoir, mais aussi, avec tact et patience, de son savoir-faire. Il n’est plus question de faire un diagnostic, mais d’amener l’alcoo-lique à se reconnaître comme tel, à exposer tout ou partie de sa situation en évitant de travestir la vérité trop ouvertement.

La pra-tique des tests (de personnalité ou d’effi-cience) peut être un moyen de contact, de même que les examens biologiques.

Savoir écouter les plaintes de la famille ou de l’entourage pourra concourir à un premier bilan global qui va orienter le programme thérapeutique.

Le programme thérapeu-tique est l’ensemble cohérent et prévision-nel des moyens de soins médicamenteux, psychologiques et sociologiques.

Choisi par le ou les thérapeutes, en accord avec le pa-tient et son entourage, il doit tenir compte des situations de chacun pour atteindre les deux objectifs définis plus haut.

Certains thérapeutes ont cru pouvoir se fixer comme but la restauration d’une tolérance normale à l’alcool.

La reprise d’une consommation contrôlée serait possible sans pour autant que réapparaissent les manifestations psychiques, physiques ou sociales de la maladie alcoolique.

Après de nombreuses expérimentations, la plupart des auteurs concluent au caractère fallacieux de cette notion.

Dès le début de l’application du programme thérapeutique se pose la question suivante :
une hospitalisation est-elle nécessaire ou non ? Le choix sera guidé par les apprécia-tions portées sur :
– l’état du malade, manifestant ou non l’impossibilité d’un sevrage ambulatoire, une altération grave de son état général, des comportements psychiatriques, des réac-tions suicidaires possibles, une dangerosité potentielle ;
– le degré d’intolérance de l’entourage, né-cessitant ou non une rupture momentanée avec le milieu.

Les chimiothérapies sont essentiellement constituées par les tranquillisants, les anti-dépresseurs, les neuroleptiques et les vita-mines.

Les techniques d’aversion utilisent l’apomorphine tandis que les techniques d’interdiction ont recours à d’autres médications (disulfirame et métronidazole).

Enfin, le magnésium fait partie de certains schémas chimiothérapiques.

Toutes les psychothérapies individuelles ou de groupe ont été utilisées.

Aucune d’elles ne peut se prévaloir d’une supériorité pro-longée sauf celle, originale, mise en pra-tique par les associations d’anciens buveurs ou groupes néphalistes.

L’évolution au long cours est émaillée d’in-cidents ou d’accidents qui sont imprévi-sibles et échappent à toute description.

La (ou les) rechute(s), c’est-à-dire la reprise de la consommation d’alcool, n’est qu’un des éléments de la trajectoire.

Elle ne doit être ni majorée ni passée sous silence.

L’ap-parition d’éléments dépressifs avec risque suicidaire mérite d’être mentionnée en rai-son de sa relative fréquence.

Le caractère répétitif de certaines séquences : hospitali-sation, rechute, rehospitalisation, rechute, etc., doit inciter à une nouvelle estimation du programme, à la mise en cause des thé-rapeutes eux-mêmes ainsi que de l’appré-ciation des facteurs individuels ou situa-tionnels dans lesquels l’alcoolique se trouve enfermé.

Si les éléments pronostiques se révèlent généralement inadéquats, les ré-sultats eux-mêmes à court, moyen ou long
terme, fonction de tant de paramètres, ne peuvent être évalués de façon globale.

Tel qui a été l’objet de soins attentifs pendant 10 années avec des échecs constants et réi-térés peut arriver à une excellente période de stabilité pendant les années suivantes.

À l’inverse, après avoir conçu un bon résultat pendant 10 à 20 ans, tel autre va rechuter gravement et entrer dans une phase pa-thologique sévère et durable.

Ces impré-visibilités et ces incertitudes ne doivent pas inciter les équipes thérapeutiques au découragement et à l’abandon.

Sauf si des complications organiques graves ou des détériorations psychiques irréversibles in-terviennent, il y a lieu de poursuivre sans défaillance les thérapies entreprises.

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